Séisme et tsunami : les mangakas s’engagent

29 Mar

A l’instar de nombreuses initiatives du même acabit, le projet Tsunami, initié par le scénariste de bande dessinée Jean David Morvan (pour ne citer que lui), propose de reverser les bénéfices d’une vente aux enchères d’illustrations aux victimes des séisme et tsunami nippon. Interview.

L'illustration proposée par Marion Billet (www.marionbillet.com)

Vous qui aviez élu domicile au Japon, comment avez-vous vécu les récents événements ?
Le jour du tremblement de terre, le 11 mars, j’étais à Tokyo, dans le quartier de Kichijoji. Trois jours plus tard, j’ai décidé de gagner Kyoto. Là, la vie était étrangement calme, hormis un soir où nous avons ressenti une grosse secousse. Lisant les recommandations de l’ambassade de France, j’ai décidé de prendre un billet pour la France le 15. Je suis donc parti de l’aéroport d’Osaka le 17, en passant par Hong Kong, et arrivé à Paris le 18.

Comment est né le projet « Des images pour le Japon » ?
Je baigne dans la BD et l’illustration : je suis scénariste et directeur éditorial d’Ankama, une société française implantée à Tokyo. L’idée de demander à mes confrères de faire des dessins est arrivée naturellement. Sylvain Runberg, un autre scénariste, m’a rejoint dans l’aventure, et CaféSalé, un forum d’artistes, qui avaient une envie similaire, nous a proposé de le faire ensemble.

Pourriez-vous nous dresser un premier bilan de votre projet ?
Nous avons beaucoup de participants, presque trop pour tout mettre sur le blog (une seule personne met en ligne, et elle a aussi un autre métier). Merci à eux ! Le 30 avril, à la galerie Arludik, nous allons vendre des dessins aux enchères. Les bénéfices iront à la Croix-Rouge française, pour le Japon. En septembre, après une avant-première à la Japan Expo, nous publierons un recueil, avec une sélection de ces illustrations, qui sera vendu au bénéfice de l’organisation caritative Give2Asia.

Que pensez-vous de la réaction du monde artistique ?
Il faut avouer que pour nous, auteurs de BD et d’illustration, le Japon est comparables aux États-Unis pour les jeunes des années 60. Sauf que pour eux, c’était le Rock qui importait, et pour nous, ce sont les arts graphiques. C’est sûrement pour cela que de nombreux illustrateurs ont été très inspirés et ont eu envie d’aider spontanément. On sent que leurs œuvres ont été faites avec le cœur, et qu’ils y ont consacré beaucoup d’énergie et de temps.


Parmi les milliers d’images publiées, Culturbulence a opéré sa propre sélection.

 

Shayda Masoud

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