Sur la route du Rom

 


Sur la route du Rom

Autopsie d’une culture en danger


Écouter la playlist musique tzigane pendant la lecture de l’enquête


« Toutes les idéologies dominantes exercent leur contrôle, leur domination, voire leur violence sur le nomade. Les Empires se constituent toujours sur la réduction à rien des figures errantes ou des peuples mobiles. »

Michel Onfray, Théorie du Voyage.


Sept mois après le discours de Grenoble de Nicolas Sarkozy le 30 juillet 2010, durcissant les mesures envers la population rom, la situation semble ne pas s’améliorer favorablement pour ces derniers, bien au contraire. Selon Libération (21/02/2011) « 70% des 741 camps illicites recensés au 30 juillet ont été démantelés et 3471 personnes reconduites dans leurs pays d’origines. » Mission réussie pour Brice Hortefeux qui fait même mieux que prévu. Toujours d’après Libération « selon l’association Romeurope, le nombre de Roms étrangers présents sur le territoire français est resté stable, entre 12 000 et 15 000 personnes« , en effet la plupart d’entre eux reviennent en France. La situation est loin d’être réglée,  et les conditions de séjour et de vie des Roms se durcissent de manière sérieuse. La culture Tzigane est elle en train d’agoniser ?

Retrouvez en fin d’enquête des éclaircissements sur les dénominations Roms, Tziganes etc… ainsi que des informations historiques et géographiques.


Le danger de l’acculturation

Comme beaucoup des cultures minoritaires dans le monde, celle du peuple tzigane est en sursis.

Bien plus que des mesures de protection ou de reconnaissance, les tziganes font l’objet d’une sorte de « hold-up » médiatique et/ou idéologique de plus en plus virulent. Désorganisée, souvent issue d’une classe sociale défavorisée, la communauté tzigane semble représenter un bouc émissaire idéal lorsque les politiques abordent les questions de sécurité intérieure. Ils sont la personnification idéale de « l’étranger vagabond » (comme l’image du Juif  Errant en son temps) qui effraye l’imaginaire petit-bourgeois.

Malgré les répressions, les persécutions et les massacres (300 000 d’entre eux par les nazis lors du Samudaripen, le génocide tzigane), le peuple Rom tente de préserver sa culture, en dépit des tentatives d’évangélisation massive de sa population ces dernières années. Pourtant, installés en Europe depuis près d’un millénaire, les Tziganes font partie intégrante de son Histoire.


L’anthropologue Patrick Williams nous éclaire sur ce sujet :

  • © Mikaël Aurelio Doulson Alberca / Jérémie Larrieu / Shayda Masoud

« Le schéma imprègne l’âme des hommes depuis des siècles : « les Juifs, les Tziganes, les Romanichels, les Gitans, les Bohémiens, les Zingaros et tous les gens du voyage savent qu’on a tous, un jour ou l’autre, voulu les contraindre à la sédentarité, quand on ne leur a pas dénié le droit même d’exister. » Michel Onfray


La vraie force des tziganes ? Leur culture justement. Elle passe outre les codes habituels qui structurent une nation comme la langue, la religion ou le territoire, pour unir une population plurielle.

Danse, arts du cirque, littérature, poésie, contes, cinéma… Maintes formes d’expressions artistiques puisées dans les traditions et dans les mémoires alimentent aujourd’hui une pléthore de festivals Roms, Tziganes, Manouches ou Gitans dans de nombreuses villes françaises comme Paris, Toulouse, Metz, Nîmes, etc. Les ethnomusicologues considèrent leur pratique musicale comme l’une des plus foisonnantes parmi les ethnies européennes, en ce qu’elle s’est enrichie des diverses influences des pays qu’ils traversèrent et dont ils amalgamèrent des traits culturels, des mélodies, des pratiques instrumentales, etc.

Doit-on alors parler d’une culture Rom ou de plusieurs ? La question peut se poser, au vu de la pluralité et de la diversité des populations Roms.


Nous avons posé la question à Patrick Williams :

  • © Mikaël Aurelio Doulson Alberca / Jérémie Larrieu / Shayda Masoud


Quand Damoclès pointe Romanés

Quelques grands noms ont su tirer leur épingle du jeu, comme par exemple le cinéaste Tony Gatlif, le jazzman Django Reinhardt ou l’homme de cirque Alexandre Romanès, le monsieur loyal de l’art gitan d’aujourd’hui.

Alexandre Romanès dirige le chapiteau éponyme depuis presque 20 ans. Le cirque tzigane, unique en Europe, semble être devenu aujourd’hui la vitrine représentative de la culture Rom pour le grand public. Il s’agit là d’un lien culturel unique et précieux, situé dans la capitale française.

Plongée dans l’univers du cirque tzigane Romanes, reportage réalisé le 22 janvier 2011 :

  • © Mikaël Aurelio Doulson Alberca / Jérémie Larrieu / Shayda Masoud


Paradoxes tziganes

Famille rom au café. ©DR

Malgré un engouement pour les arts tziganes, et le succès de certains d’entre eux sur la scène artistique, cette population est jugée comme étant « de seconde zone ». Dans l’imaginaire collectif, précarité et misère sociale sont le lot du quotidien (ce qui n’est pas toujours le cas dans la réalité), et le grand public conserve cette image néfaste des familles voyageuses.

Autre bizarrerie : comment une culture dotée d’une langue, de traditions familiales et d’une cosmogonie a-t-elle pu perdurer sans le support de traditions savantes ? Comment ces traditions, ces modes de vies ont-ils pu survivre malgré le nomadisme, la pluralité ethnique et les persécutions exercées à leur encontre ?

Selon Alain Fourest, président de Rencontres Tziganes à Marseille, « ce refus de disparaître s’appuie à n’en pas douter sur des valeurs et une richesse qui ne sauraient se résumer à un quelconque communautarisme ou à la défense de traditions jugées parfois archaïques ou tout simplement folkloriques. »

Cette capacité de résistance a peut-être atteint une limite. Après des siècles de persécutions, les tziganes se retrouvent une nouvelle fois au centre de problématiques qui les dépassent. Autre paradoxe sensible, si le nomade est déprécié, le tzigane ne l’est pas forcément. En effet, comme le précise l’Historienne Henriette Asséo : « combien de fois avons-nous pu lire que les dix millions de Roms actuels forment la plus importante « minorité transnationale » d’Europe ? On voit comment l’instrumentalisation des termes forge un mythe politique : celui d’un nomadisme tzigane sans frontière. Cela contribue à la « déterritorialité » historique. Pourtant, 80% des Tziganes n’ont jamais bougé depuis le XVIeme siècle. »


En écho aux dires d’Henriette Asséo et de Michel Onfray plus haut, l’anthropologue Patrick Williams répond à nos questions sur le nomadisme :


  • © Mikaël Aurelio Doulson Alberca / Jérémie Larrieu / Shayda Masoud


Civilisation Romani et administration occidentale : incompatibilité culturelle ?

Comme le précise Claire Auzias, historienne spécialiste des questions tziganes, dans son ouvrage  » Roms, Tsiganes, Voyageurs : l’éternité et après ? » :

« Les Roms sont liés à des degrés divers à l’hyper modernité de nos pays, ils en sont citoyens et en disposent de tous les droits afférents, en théorie. Ils peuvent être scolarisés comme tout le monde, s’ils se comportent comme tout le monde. Aucun emploi ne leur est explicitement refusé, ni lieu de résidence. Le racisme étant interdit dans le monde civilisé, il n’y a aucune mesure qui interdise quoique ce soit aux Roms pour le fait qu’ils sont des Roms. »


Qu’en est-il vraiment en France ?

Il semblerait que la théorie ne soit que théorie. Les gens du voyage sont en pratique considérés comme des « citoyens de seconde zone ». Mais ils peuvent être français, parfois même depuis des générations, du moins statutairement.

Ils ont un carnet de circulation, et doivent le renouveler tous les ans s’ils sont commerçants, ou tous les trois mois pour les autres. Les caravanes n’étant pas considérées comme des domiciles, la police n’y est pas soumise aux mêmes règles que chez les sédentaires. De plus, le sigle « SDF » est inscrit sur leurs pièces d’identités et permis de conduire. Enfin, ils n’ont pas le droit d’acheter des terrains, ni de voter.


Pour mieux comprendre la situation des populations roms en France aujourd’hui, écouter la conférence sonore « Un siècle de fichage des Nomades aux Roms » qui s’est tenue à Paris le 5 février 2011, à l’initiative du MRAP.

  • © Mikaël Aurelio Doulson Alberca / Jérémie Larrieu / Shayda Masoud


Il existe un amalgame tenace entre « gens du voyage » et Roms

Les gens du voyage sont français dans leur immense majorité. Les Roms quant à eux fuient les discriminations constantes dont ils sont victimes dans leur pays d’origine (Roumanie, Bulgarie et Hongrie principalement) pour tomber parfois sous la coupe de groupes mafieux dans leur pays d’accueil. Cet amalgame provoque alors des mesures inadaptées de la part des politiques qui ne cherchent qu’à traiter la surface du problème.

Le discours de Nicolas Sarkozy le 30 juillet 2010 à Grenoble a durci la situation de ces populations. Le problème est politique et non économique ou social. Le Rom gêne, car il est aterritorial et en même temps intégré au territoire où il réside ou se déplace.

L’initiative de M.Sarkozy d’accélérer les expulsions de Roms hors de France peut être lue comme le prolongement du dessein politique qui lui avait inspiré le débat sur « l’identité nationale ».

Réinterrogé sur le sujet il y a peu, le ministre de l’intérieur Brice Hortefeux déclarait que « la politique française à l’égard des Roms est déjà pratiquée dans d’autres pays européens. Pourquoi ce qui serait acceptable ailleurs serait condamnable chez nous ? » En effet, son homologue italien est l’initiateur d’une loi de fichage ouvertement raciste, les représentants de son parti (La Ligue du Nord) incitant publiquement à tirer sur les sans-papiers et les tziganes comme sur des lapins de garenne.

Dans ces circonstances politiques chaotiques, voire inquiètantes, au niveau national, que dit l’Union Européenne ? Elle a décrété l’année dernière la décennie de l’insertion des Roms en Europe, ce qui annonce une levée de fonds considérable mise à la disposition des États pour l’intégration des Roms dans leur pays. Dans la mesure où ces Roms sont rémunérés pour leur formation puis pour leur activité professionnelle, c’est volontiers qu’ils suivent cette proposition. De plus elle permet de consolider l’activité culturelle et de la pérenniser.


Chronologie des actions gouvernementales récentes à l’égard des populations tziganes et des gens du voyage.

19 juillet 2010 : Un policier français abat un Rom français de 22 ans, accusé d’avoir forcé un barrage de police. En réponse à la mort du jeune homme, la famille et une partie de sa communauté entreprend d’attaquer et de démenteler la gendarmerie du village de Saint-Aignan.


Extrait du Discours de Grenoble du 30 juillet 2010 par le Président de la République


“La règle générale est claire : les clandestins doivent être reconduits dans leur pays. Et c’est dans cet esprit d’ailleurs que j’ai demandé au ministre de l’Intérieur de mettre un terme aux implantations sauvages de campements de Roms. Ce sont des zones de non-droit qu’on ne peut pas tolérer en France »


L’anthropologue Patrick Williams, a répondu à nos questions sur le sujet :



© Mikaël Aurelio Doulson Alberca / Jérémie Larrieu / Shayda Masoud


Les Tziganes, les Roms, les Gitans, les gens du voyage, leur mode de vie, leur culture, ont résisté à mille ans de rejet et de persécution. Bien qu’elle ne fasse qu’accentuer les inégalités et engendre un malaise social, la France relaye le « problème Rom » à d’autres pays comme la Bulgarie et la Roumanie sous le prétexte – bienvenu – qu’ils viennent de là-bas ».

La vraie question est endogène à notre culture : notre société dite « avancée » peut-elle encore accepter qu’une catégorie ethno-sociale soit rejetée ?

Selon Claire Auzias, « l’hospitalité qu’il serait temps de lui [le Rom] prodiguer pourrait créer les conditions d’un échange égal où l’opposition que le Rom moyen se croit obligé de manifester au gadjo, par impératif identitaire ou par idéologie, se résoudra en redéployant sa présence au monde ».

Pour terminer cette enquête, nous pouvons nous demander si vouloir défendre la culture des roms n’est pas a priori considérer cette culture comme spécifique donc comme non intégrée, et surtout pas dans une Europe dont ils sont du moins en théorie des citoyens. Il y a peut être donc ici face à un nouveau paradoxe :  les défendre exclusivement sur le plan culturel est-ce aussi consolider leur marginalisation ?

Les derniers mots de cette enquête iront à Alexandre Romanès pour qui la culture Rom «  est un souffle, qui malgré les vents, ne cessera de jaillir ». Souhaitons-lui bon vent !


Roms, Tziganes, Manouches, Gitans, Bohémiens, Nomades… au fait, qui sont-ils ?

Forgeron tzigane des monts Mátra. © DR

La profusion des termes pour désigner cette ethnie – car c’en est bien une – est telle qu’elle engendre fréquemment autour de cette population des confusions qu’il convient de dissiper.

Par ailleurs, lors de la conférence du samedi 5 février 2010 intitulée Un siècle de fichage des Nomades aux Roms, organisée à l’initiative du MRAP et d’autres associations de défense de la cause des Roms (FNASAT, ANGVC, UFAT, etc.), le représentant de l’association La voix des Rroms a assuré que le flou qui nimbe la définition des termes favorise une politique discriminatoire, encourage les préjugés et alimente les idées reçus. En effet, une loi qui s’appliquerait à une communauté précise et qui serait basée sur des critères ethno-raciaux serait automatiquement déclarée anticonstitutionnelle. En brouillant les frontières terminologiques, en floutant les catégories, et en assimilant par exemple le terme Tzigane au terme Nomade, Gens du Voyage, voire immigré Roumain, des amalgames sont rapidement commis. Il est alors aisé d’affubler un Manouche d’une origine Roumaine, ou un Tzigane d’un mode de vie non-sédentaire, ce qui n’est pas toujours le cas et se révèle même minoritaire.

Jeune Ursàrǎs « montreurs d’ours » en Hongrie. © DR

Pour ne point céder aux préjugés, et parce que l’ignorance conduit à des jugements erronés qui sont un terreau fertile au racisme et au rejet de l’étranger, il convient de définir clairement les termes tels que nous les utiliserons plus avant dans cette enquête.

Pour plus de commodité, et simplement parce qu’un terme général rassemblant cette population depuis les confins asiatiques jusqu’à la péninsule arabique n’existe pas, nous choisirons, sur le modèle de la majorité des historiens et sociologues (Claire Auzias notamment), de les nommer du terme conventionnel et générique Roms.


Patrick Williams, ethnologue au CNRS et spécialiste des cultures Roms, nous éclaire :

  • © Mikaël Aurelio Doulson Alberca / Jérémie Larrieu / Shayda Masoud

Arrivée des Roms en Europe

Il est attesté que les populations Roms ont émigré par petits groupes en Europe orientale vers le XIIè siècle depuis la Turquie et le Kazakhstan (voir infographie ci-contre), puis se sont implantées plus durablement en Europe occidentale jusqu’au XVè siècle. Les Roms maintenaient à l’époque un mode de vie principalement nomade, comme c’était le cas pour une grande part des professions médiévales comme les marchands, les corporations itinérantes, les musiciens, etc.

Présence dans le monde actuel

La répartition des Roms.

Répartition

La population totale des Roms est estimée entre 10 et 12 millions d’individus dans le monde aujourd’hui, dont 7 à 10 millions vivent en Europe. Les plus grandes concentrations de Roms se trouvent dans les Balkans, en Europe centrale et de l’Est, aux États-Unis, et en Amérique du Sud. De plus petits groupes vivent dans l’Ouest et le Nord de l’Europe, au Moyen-Orient, et en Afrique du Nord.


 

 

Mikaël Aurelio Doulson Alberca, Jérémie Larrieu, Shayda Masoud.


Documents multimédia produits et utilisés

© Mikaël Aurelio Doulson Alberca / Jérémie Larrieu / Shayda Masoud


Son

Vidéos

Plongée dans l’univers du cirque tzigane Romanes, reportage réalisé le 22 janvier  2011 :

Interview de Jean-Denis Combrexelle, le Directeur Général du Travail, et son adjoint Jean Bessière, au sujet de la situation des Roms en France face au code du Travail. Paris, 7 février 2011 :

10 questions à Patrick Williams, anthropologue au CNRS et spécialiste des cultures Roms. Paris, 1er février 2011 :

Diaporama

Documents multimédia externes



Bibliographie indicative et ouvrages auxquels le lecteur peut se rapporter pour aller plus loin


Ouvrages généraux

ASSÉO, Henriette. « Une destinée européenne ». Gallimard, Paris, 1994.

AUZIAS, Claire. « Roms, Tsiganes, Voyageurs : l’éternité et après ?». Indigènes éditions, 2010.

CANNIZZO, Marie (1996). « Des enfants et des classes ». Études Tsiganes, N°2, vol 8.

CHALUMEAU, Nathalie & GUALDARONI, Raphaël (dir.) (1995). « Dossier : France ». In Interface. Tsiganes et Voyageurs. Éducation – Formation – Jeunesse, n°18, mai.

CHARTIER, Anne-Marie & Cotonnec Alain (1989). « Voyageurs – école : le malentendu ». In Patrick Williams. Tsiganes : identité, évolution. Paris : Études Tsiganes, Syros.

COURTHIADE, Marcel (1995). Préface In Claire Auzias. « Les Tsiganes ou le destin sauvage des Roms de l’Est ». Paris, Michalon.

FILHOL, Emmanuel. « La Mémoire et l’oubli : l’internement des Tsiganes en France, 1940-1946 » / [préf. de Sandra Jayat]  Paris : Centre de recherches tsiganes : L’Harmattan, 2004

HUBERT, Marie-Christine. « Les Tsiganes en France, 1939-1946 ». Thèse de doctorat, Paris X Nanterre, décembre 1997.

LIEGEOIS, Jean-Pierre (1997). « Minorité et scolarité : le parcours tzigane. » Toulouse : CRT, CRDP, 316 p.

LIEGEOIS, Jean-Pierre (2007). « Roms en Europe. » Strasbourg : Éditions du Conseil de l’Europe, 311 p.

MEUNIER, Olivier. Dossier d’actualité n°30 d’octobre 2007 « La scolarisation des Roms en Europe : éléments de réflexion et analyse comparative ».

POUILLON, Jean. « Le Cru et le su ». Éditions du Seuil, Paris, 1993.

REYNIERS, Alain (2002). « La population dont on parle : caractéristiques, rapport à l’école ». Ville-école-Intégration, enjeux. Hors série N°4 : « La scolarisation des gens du voyage », CNDP, juillet.

« Tsiganes et voyageurs : identité, rapport au voyage, économie, éducation et rapport à l’école dans le cadre de la société contemporaine ». Du côté du CASNAV-CAREP. N°3, décembre 2003.

« Tsigane, heureux si tu es libre (approche sociologique et ethnologique) », UNESCO.

ROTHÉA, Xavier (2003). « France, pays des droits des Roms ? Gitans, « Bohémiens », « gens du voyage », Tsiganes. Face aux pouvoirs publics depuis le 19è siècle. » Lyon : Carobella ex-natura, 135p.

TILLION, Germaine. « À la recherche du vrai et du juste, propos rompus avec le siècle ». Éditions du Seuil, Paris, 2001.

VERDON, Jean. « Voyager au Moyen-âge ». Éditions Perrin, Paris, 1998.

WILLIAMS, Patrick. (2001). « Permanence tsigane et politique de sédentarisation dans la France de l’après-guerre », Études Tsiganes, vol.15.

« Nous, on n’en parle pas : les vivants et les morts chez les Manouches », Editions de la Maison des sciences de l’Homme, Paris, 1993.

« La demande en mariage ». Selaf-L’Harmattan, Paris, 1984.


Revues et Magazines

Le Monde Magazine nº51. Dossier spécial : « Roms les maudits de l’Europe ». Supplément du 4 septembre 2010.


Récits

Scènes de la vie manouche : sur les routes de Provence avec les Sinti Pièmontais / Lick. Wallada, 1998. 430 p.

Routes sans roulottes / Maximoff, Matéo. Chez l’auteur, 1993. – 156 p.

Dites-le avec des pleurs / Maximoff, Matéo. Chez l’auteur, 1990. – 255 p.

La croisée des chemins : La guerre secrète des Tsiganes 1940-1944 / Yoors, Jan . – Paris : Editions Phébus, 1992. – 251 p.

Romans

Liberté / Gatlif, Tony ; Kannay, Eric, Editions Perrin, Paris, 2010, 238 p.

Dernier round à Neuengamme / Lamazères, Greg. Privat (Toulouse), 2009.- 219 p.

Le cirque chaviré / Magnani, Milena. Édition Liana Levi, 2009. 199 p.

J’ai vu pleurer un vieux Tsigane, Guy Jimenez, éd. Oskar, 2009, 71 p. (jeune public)

Tsiganes : 1940-1945 le camp de concentration de Montreuil Bellay / Mirror, Kkrist. Paris : Emmanuel Proust éditions, 2008. – 96 p.

La route des Gitans / Haler, Miguel. – Gingko éditeur, 2008. – 250 p.

Il faut choisir son camp, Joël Mangin, éd. Ediplume, 2007, 117 p. (public adolescent)

Laissez pleurer les chiens / Barbier, Michèle. Châteauneuf les Martigues (13220) : Wallada, 2005. – 254 p.

La route du Rom (Le poulpe) / Daeninckx, Didier. Paris : Ed. Baleine, 2003. – 183 p.

L’Adieu à Sidonie / Hackl, Erich. – Aix en Provence : Ed. Alinéa, 1991. – 125 p.

La septième fille / Matéo Maximoff. Chez l’auteur, 1982. – 200 p.


Netosphère

Associations :

Gens du voyage : http://gensduvoyage.kazeo.com/

Les fils du vent : http://filsduvent.kazeo.com

La voix des Rroms : http://rroms.blogspot.com/

FNASAT (Fédération nationale des associations solidaires d’action avec les Tsiganes et les Gens du voyage) : http://www.fnasat.asso.fr/

ANGVC (Association nationale des gens du voyage catholiques) : http://www.angvc.fr

UFAT (Union française des associations tsiganes) : http://ufat-asso.org/pages/accueil_ufatpag.html

Emission de radio :

http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=1674

Forum :

http://tsiganesetgitans.monforum.com

Site d’artistes :

http://www.terres-fr.com/huiles.asp

http://www.cie-memoires-vives.org/

http://www.cirqueromanes.com/

http://tonygatlif.free.fr/tonybio.htm

http://www.about-django.com/accueil/accueil.php

Blogs :

http://romane.blog4ever.com/blog/index-86614.html

http://tziganes2.blogspot.com/

Sites spécialisés et de recherche :

www.etudestsiganes.asso.fr

http://www.memoires-tsiganes1939-1946.fr/

http://www.bm-grenoble.fr/catalogue/selections/biblio_tsigane.ht

Fiches pédagogiques sur l’histoire des Roms / Conseil de l’Europe : http://www.coe.int/t/dg4/education/roma/holocaust_fr.asp

Filmographie :

Mémoires tsiganes, l’autre génocide d’Eric Darmon

Liberté, de Tony Gatlif

Latcho Drom, de Tony Gatlif

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